Je suis en train de me demander pourquoi suis-je sur l'ordinateur à cette heure-ci... Notons tout de même qu'il est 23h20, et qu'habituellement, je me couche à l'heure des poules, aux alentours de 21h00...
Enfin, BREF...
Peut être est-ce pour faire enrager mes parents qui me prennent pour une gamine fatiguée d'une aussi longue journée passée devant la télé ou à écouter de la musique comme une ado rebelle et mal dans sa peau...
Peut être est-ce pour prouver à un certain nombre de personne que je sais tenir tête, mais je me rend vite compte que cela est épuisant.... De plus, personne, à ce moment précis ne peut penser à moi... J'en suis sûr...
Si j'ai fais un blog, c'est aussi pour raconter ma vie et me soulager de quelque évènements... Alors, silence dans la salle, et bon courage... car supporter mes humeurs n'est pas de tout repos...
Je n'en peux plus ! Le temps qui passe est si cruel ! Pauvre de nous, pauvres mendiants d'un peu de bonheur ! Triste sort ! Les plus belles choses ont une fin, hélas, et nous n'y pouvons rien !
Le mal qui me ronge, de jour en jour, toujours plus poignant est la nostalgie. Je ne souhaite à personne, même pas au pire de mes ennemis, d'être touché par cette maladie du c½ur et de l'âme !
Je commence à vous en vouloir, à tous, de ne pas revivre incessamment les si bons moments passés ensemble ! Car vous me manquez vraiment...Je vous en veux d'être partis et de m'avoir oublié ! J'aimerais savoir si vous pensez à moi de temps à autre, autant que je pense à vous...
Non, finalement, je ne veux pas en dire plus, cela ne servirait strictement à rien. Personne ne doit savoir ce qui se cache, là, tout au fond de moi, et qui murmure d'une toute petite voix : « Ecoutez moi ! Je me meurs ! »
La fuite du temps, thème adoré des romantiques, est aussi celui qui me touche le plus... Nous retiendrons le poème de Lamartine, Le Lac :
"Ô temps ! suspends ton vol, et vous, heures propices !
Suspendez votre cours :
Laissez-nous savourer les rapides délices
Des plus beaux de nos jours !
"Assez de malheureux ici-bas vous implorent,
Coulez, coulez pour eux ;
Prenez avec leurs jours les soins qui les dévorent ;
Oubliez les heureux.
"Mais je demande en vain quelques moments encore,
Le temps m'échappe et fuit ;
Je dis à cette nuit : Sois plus lente ; et l'aurore
Va dissiper la nuit.
"Aimons donc, aimons donc ! de l'heure fugitive,
Hâtons-nous, jouissons !
L'homme n'a point de port, le temps n'a point de rive ;
Il coule, et nous passons !"
Suspendez votre cours :
Laissez-nous savourer les rapides délices
Des plus beaux de nos jours !
"Assez de malheureux ici-bas vous implorent,
Coulez, coulez pour eux ;
Prenez avec leurs jours les soins qui les dévorent ;
Oubliez les heureux.
"Mais je demande en vain quelques moments encore,
Le temps m'échappe et fuit ;
Je dis à cette nuit : Sois plus lente ; et l'aurore
Va dissiper la nuit.
"Aimons donc, aimons donc ! de l'heure fugitive,
Hâtons-nous, jouissons !
L'homme n'a point de port, le temps n'a point de rive ;
Il coule, et nous passons !"



